Assurance vie : nouveaux rendements en baisse.

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mercredi, 18 janvier 2012

L'assurance vie continue sa tournée des rendements annuels.

Commencée dès fin novembre avec le groupe Axa, elle continue depuis à égrener ses chiffres en retrait par rapport à 2010. 2011 n'est pas une année faste pour l'assurance vie, tous les acteurs du marché affichent des taux en baisse à quelques exceptions près. Un des derniers en date à souffrir d'une contreperformance est la Matmut avec un très net recul pour ses 2 contrats tous 2 investis en euros.

La mutuelle d'assurances Matmut et la compagnie d'assurances AMF (dédiée aux fonctionnaires) annoncent un fort décrochage des rendements de leurs contrats en euros. Elles serviront 3,20% (net de frais) au titre de l'année 2011 contre 4,05% en 2010. Sur le second contrat diffusé par les deux acteurs, Matmut Vie Générations, destiné aux parents souscrivant au profit de leurs enfants mineurs, le taux plonge à 2,95% contre 3,80%. Une chute libre assez surprenante pour un contrat relativement récent. Surtout que la Matmut classait habituellement ses contrats parmi les meilleurs du marché. Le groupe se place néanmoins au-dessus de la moyenne du marché évaluée à 3% pour 2011.

Baisse des rendements en assurance vie.

L'Afer qui s'était prononcé la semaine dernière a pour sa part limité les dégâts avec un taux servi de 3,43% contre 3,52% en 2010. Elle subit en revanche une très forte décollecte, chiffrée à 900 millions d'euros sur l'année. Le produit assurance vie aura souffert tous les maux en 2011 : pour la première fois, une décollecte constante a été enregistrée sur les mois de septembre, octobre et novembre, mouvement de repli des épargnants qui manifestent moins d'engouement pour ce type de placement.

La chute des rendements trouve son explication dans le niveau peu élevé des obligations qui constituent la plus grosse part des actifs des contrats en euros. La crise de la dette a obligé les assureurs à se replier sur les titres plus sûrs mais moins rémunérateurs. Quant à la part investie en actions, celle qui permet généralement de booster les performances, le plongeon des indices boursiers en 2011 a incité à la plus grande prudence, sans compter que l'exposition aux risques ne répond pas aux normes prudentielles imposées par Bâle III.

Francesco Romanello

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