Santé : un dispositif estival de grande envergure pour combattre la maladie de Lyme

Sous-diagnostiquée, la maladie de Lyme est devenue un enjeu de santé public. Le ministère de la Santé met en place cet été un dispositif de prévention sur tout le territoire pour mieux informer les Français sur les piqûres de tiques et sur la prise en charge de cette maladie invalidante. Le nouveau protocole de soins est en revanche repoussé en octobre, à la déception des malades et des praticiens qui les soignent.

Prévention et information sur la maladie de Lyme

La maladie de Lyme touche environ 27 000 personnes chaque année en France. Due à la piqûre indolore d'une tique, généralement passée inaperçue suite à une promenade en forêt ou un pique-nique sur l'herbe, cette pathologie mal et tardivement diagnostiquée se révèle un long calvaire pour la personne infectée.

Le ministère de la Santé met en place cet été un programme de prévention pour mieux connaître les maladies vectorielles dont la maladie de Lyme :

  • dépliant destiné à informer le public des mesures de protection et des bons réflexes à adopter en cas de piqûre, distribué à 200 000 exemplaires
  • plateforme en ligne reprenant toutes les informations de ce document
  • application Vigi-Tique téléchargeable dès le 15 juillet.

En plus de délivrer des conseils, ce dernier outil permettra aux personnes de déclarer leurs piqûres et celles de leur animal domestique depuis leur smartphone, informations communiquées aux chercheurs de l'Inra qui mènent une vaste étude sur la contamination par les tiques à travers le projet Citicks.

Dans l'attente d'un nouveau protocole

Aux Etats-Unis, la maladie de Lyme ou borréliose est reconnue comme une maladie chronique. En Allemagne, le nombre de personnes atteintes de cette pathologie est nettement moins important qu'en France du fait de l'utilisation de tests plus fiables. En France, les progrès en matière de prise en charge et de prévention sont toujours attendus.

Le protocole en vigueur en France depuis 2006 impose un diagnostic par le biais du test ELisa, un test officiel dont la fiabilité est actuellement jugée devant les tribunaux suite à la plainte d'un collectif de malades. Or sans diagnostic précis ou avec un diagnostic erroné, les traitements restent inefficaces. Il n'existe aucun vaccin contre la maladie de Lyme. Seul un dépistage précoce permet de limiter les incidences sur la santé des personnes infectées.



Francesco Romanello

Par , le mardi 11 juillet 2017

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